Jumel Sébastien

Date de naissance :  Né le 20 décembre 1971 à Saint-Adresse (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Laurent Jacques

Activité parlementaire

Monsieur le ministre de l’économie et des finances, sous les auspices de l’État, Fincantieri et Naval Group veulent créer une entité dans laquelle l’Italien tiendra une place prépondérante. Ce projet signe la fin de la vocation historique de l’entreprise, qui consiste à pouvoir répondre à tous les besoins de notre marine. Il signe la montée en puissance irréversible d’une logique d’actionnaire au sein d’un groupe qui opère pourtant dans le secteur stratégique de l’armement. On va nous rassurer, comme avec STX ou avec Alstom-Siemens. On va nous abuser en nous parlant d’un Airbus de l’industrie navale ! Mais Airbus, c’est la coopération de deux États, pas le bradage d’un fleuron industriel français. On va nous épater : ce mariage conditionnerait l’obtention d’un contrat de 9 frégates avec l’Australie pour plus de 25 milliards d’euros, il faudrait donc le hâter. Lire la suite.
Mercredi, 21 février 2018
Madame la garde des sceaux, on m’a appris que répéter, c’était enseigner : je prends donc le risque de réitérer des questions posées plusieurs fois ce soir. Peut-être cela vous permettra-t-il de continuer à nous rassurer quant à votre volonté de prolonger le dialogue avec les territoires. Vous aurez compris ce soir que les rapports rendus suscitent inquiétude et incompréhension, notamment dans un contexte où la révision générale des politiques publiques – la RGPP – n’a pas épargné les fonctions régaliennes de l’État, même si seuls 0,22 % de notre PIB sont consacrés à la justice. Je fais partie de ceux qui pensent que partout où la République recule, partout où les fonctions régaliennes sont abîmées, le risque du repli sur soi peut progresser, de même que les ennemis de la République. Lire la suite.
Mardi, 20 février 2018
Bonsoir, madame la ministre des solidarités et de la santé. Il y a une alerte rouge dans les hôpitaux : il faut faire toujours plus avec toujours moins. Un collectif de 1 000 médecins vient de s’exprimer pour sonner l’alerte, et le groupe des parlementaires communistes a décidé de faire de cette question de santé, ce soir mais également tout au long de l’année, une priorité. Aux urgences du CHU du Kremlin-Bicêtre, vingt lits ont accueilli soixante-dix patients pendant les fêtes. Ces patients ont été pris en charge tant bien que mal, et pas si mal que cela d’ailleurs grâce à l’engagement du personnel, auquel il faut évidemment rendre hommage mais qui se retrouve pris dans un conflit de valeurs entre l’éthique de soin et l’obligation de faire face à la dégradation des conditions de travail, engendrée par la surcharge d’activité. Ici comme ailleurs, quand les lits sont fermés dans d’autres secteurs de l’hôpital, les urgences sont la roue de secours. Lire la suite.
Mercredi, 17 janvier 2018
Monsieur le ministre, le plan dont vous nous parlez comporte des mesures qui vont dans le bon sens, même si nous attendons de connaître les modalités de sa mise en œuvre concrètes. Pour établir la liste des communes éligibles, nous espérons que vous prendrez en compte les critères de fragilisation établis par le Commissariat général à l’égalité des territoires. Je pense évidemment à une ville qui m’est chère, Dieppe, dont j’ai été maire pendant neuf ans. Plusieurs actions me semblent devoir être additionnées pour prolonger votre plan. Lire la suite.
Mardi, 16 janvier 2018
Monsieur le Premier ministre, puisque, dans sa grande sagesse, la Constitution nous autorise encore à interpeller le Gouvernement, je le fais sur un sujet grave qui menace la cohésion sociale. Les inégalités sont un mal prospère. Quatre chiffres, issus d’un rapport publié il y a quelques jours, le démontrent. Depuis les années 1980, les 1 % les plus riches ont capté 27 % de la croissance du revenu, contre 12 % seulement pour la moitié la plus pauvre. Cette hausse est encore plus criante aux États-Unis. Les bas revenus s’effondrent ; en haut de l’échelle, les revenus flambent. Le lien de causalité est très net : là où reculent la progressivité de l’impôt, le pouvoir des syndicats et le salaire minimum, les inégalités se développent comme des herbes folles. Lire la suite.
Mercredi, 20 décembre 2017
Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de commission, monsieur le rapporteur, chers collègues, dans une intervention dont l’épaisseur politique a fait date au cours de ce débat éclair, Pierre Dharréville a légitimement rappelé devant l’Assemblée nationale, au nom des députés communistes : « Il a fallu dix-sept ans de travail législatif pour édifier le code du travail. Un siècle plus tard, il vous a fallu dix-sept semaines pour en faire une passoire ! » En effet, sur le fondement d’une justification libérale vieille comme le monde, assumée, décomplexée, qui consiste à prétendre libérer, délivrer, simplifier, vous avez fait le choix du passage en force par ordonnances. Lire la suite.
Mardi, 28 novembre 2017