Dharreville Pierre

Date de naissance :  Né le 15 juin 1975 à Nanterre (Hauts-de-Seine)
Circonscription :  Bouches-du-Rhône (13ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires sociales
Profession :  Employé du secteur privé
Suppléant :  M. Gaby Charroux

Activité parlementaire

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a méthodiquement réduit à peau de chagrin la protection des salariés du secteur privé et des fonctionnaires, ainsi que le rôle des syndicats. Il s’apprête à poursuivre cette libéralisation du marché du travail en s’attaquant aux droits des chômeurs. Rendre les chômeurs responsables du chômage, c’est une vieille rengaine, mais toujours aussi insupportable. Dans les prochains jours, le gouvernement annoncera en effet une réforme de l’Unedic. D’après les premiers éléments connus par voie de presse, il s’agira notamment de durcir les conditions d’accès à l’assurance chômage en augmentant la durée de la période travaillée sur un laps de temps plus court qu’actuellement (6 mois travaillés sur les 24 mois précédant la fin du dernier contrat de travail, contre 4 sur 28 aujourd’hui). Ce choix impacterait directement 11% d’allocataires soit 236 000 personnes. Lire la suite.
Vendredi, 7 juin 2019
Au début, ce devait être un toilettage, et cela se termine en caviardage. Au début, vous disiez vouloir un large accord, et cela se termine en large désaccord. Vous eussiez pu en tirer la leçon, mais non, vous préférez abuser de votre position dominante ; vous allez donc réformer seuls le règlement de l’Assemblée nationale. Nous avions abordé la discussion de cette réforme du règlement dans un esprit constructif et avec la volonté d’aboutir à des compromis potables. En effet, une réforme du règlement ne peut se concevoir sans un minimum de consensus, ou au moins de sa recherche, sans quoi elle est illégitime, car il s’agit de la règle commune. Lire la suite.
Mardi, 4 juin 2019
Avant toute chose, je tiens à préciser que la rédaction de la présente intervention n’a pas été déléguée à un cabinet d’avocats. Que de votre côté, madame la ministre, vous y ayez eu recours n’est pas fait pour nous rassurer sur vos intentions ; c’en est même un symbole éloquent, le symbole d’un certain culte de la sous-traitance des responsabilités publiques. Or nous sommes ici face à des enjeux majeurs, ceux du droit aux transports, de nos déplacements, de l’énergie qu’ils consomment et des émissions qu’ils produisent. Vous parlez de «mobilité» pour décrire une réalité que, peut-être, vous croyez inventer, et dont on se demande si, par le truchement de cette langue surfaite apprise dans les écoles de marketing, elle ne révèle pas l’exigence d’adaptabilité des personnes qui est de mise sous l’empire du libéralisme. Lire la suite.
Lundi, 3 juin 2019
La fonction publique, c’est l’outil d’une République sociale. C’est notre instrument commun pour relever les défis du quotidien et ceux de l’avenir. C’est notre instrument commun pour faire entrer dans la vie la devise de la République et œuvrer à l’égalité des droits. C’est l’instrument de la puissance publique. La fonction publique, ce sont ces médecins, ces infirmières, ces aides-soignantes, ces policiers, ces travailleurs sociaux, ces conseillers techniques sportifs, ces professeurs des écoles, ces ripeurs et tous ces agents territoriaux, qui, dans leur diversité, sont chaque jour au service de l’intérêt général. C’est pour cette raison qu’il existe un statut de la fonction publique, pour créer les meilleures conditions à même de garantir l’impartialité, l’incorruptibilité et l’efficacité de la fonction publique. Car nous avons besoin d’une fonction publique en mouvement, qui s’adapte, qui s’inscrit dans la continuité et qui ne se détourne pas de l’intérêt général. Lire la suite.
Mardi, 14 mai 2019
Nous voici à quelques heures du 1er mai, fête des travailleurs et des travailleuses, fête revendicative qui a d’abord grandi autour de la réglementation du temps de travail et notamment la journée de huit heures. Nous avons fêté la semaine dernière le centième anniversaire de cette grande victoire sociale acquise de haute lutte, dans le sang même, et face à la répression. Nous vivrons demain la centième édition du 1er mai comme jour chômé payé, et nous en profiterons pour souffler les cent bougies de l’Organisation internationale du travail, l’OIT. Au sortir de la boucherie de la Première Guerre mondiale, venue entraver les conquêtes du mouvement ouvrier, mais n’ayant pas éteint son espoir, tandis que les jeunes travailleurs avaient péri en masse sur le front et que les femmes avaient pris une place nouvelle dans le travail salarié, ces décisions s’imposaient. C’était le sens de l’histoire. Mais il avait fallu de gigantesques batailles pour y parvenir. Lire la suite.
Mardi, 30 avril 2019
C’est peu de dire qu’à ce stade, nous ne partageons pas votre constat, madame la ministre, ce qui appelle de plus amples débats. Sans doute m’avez-vous vu venir : je vais vous interroger sur la santé au travail et, en un sens, sur le travail lui-même. C’était un des axes fort du débat, lors de l’examen des ordonnances, et vous aviez senti, compte tenu de l’incandescence des échanges, que nous ne nous contenterions pas des mesures présentées. La suppression des CHSCT en particulier est une mesure grave et dangereuse, dès lors qu’il s’agissait d’instances autonomes et dotées de moyens, d’acteurs essentiels en matière de santé au travail. Lire la suite.
Mardi, 30 avril 2019