Bruneel Alain

Date de naissance :  Né le 7 mars 1952 à Tourcoing (Nord)
Circonscription :  Nord (16ème)
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Retraité salarié privé
Suppléant :  M. Jacques Michon

Activité parlementaire

Madame la ministre du travail, la semaine dernière, la direction de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, l’AFPA, annonçait la fermeture de 38 de ses 206 sites en France. Les chiffres révélés par la presse sont brutaux : 1 540 emplois supprimés sur les 6 400 CDI, autant d’hommes et de femmes qualifiés rayés d’un coup de stylo. Ces suppressions d’emploi, additionnées à celles qu’on annonce dans la fonction publique, font de l’État le plus grand licencieur de France. Dans un contexte de chômage de masse, on pourrait pourtant s’attendre à une mobilisation dynamique de cet outil performant. C’est tout l’inverse ce sont 3 000 CDI qui ont été supprimés en dix ans, avec une baisse continue des moyens. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. Votre méthode est bien rodée : après des réductions budgétaires régulières et un recul de l’investissement public vient l’étape du constat du déséquilibre financier. Lire la suite.
Mercredi, 24 octobre 2018
J’aurais souhaité que Mme la ministre soit présente, car en préambule, je lui aurais dit ceci : «Madame la ministre, je vais exprimer nos convictions, celles de mon groupe. Évidemment, nous ne partageons pas vos analyses, mais acceptez mes propos comme inscrits dans le cadre d’un débat démocratique.» Notre système de santé est malade. Certains établissements sont en soins palliatifs et d’autres sous perfusion. Cette situation est alarmante. Le diagnostic est posé depuis longtemps, mais le traitement n’est pas bon, car il ne s’attaque pas aux causes. Je ne suis pas médecin, mais je peux déjà dire qu’après le traitement infligé par le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui nous est présenté aujourd’hui, notre système de santé ne se portera pas mieux, tout simplement parce que ce texte n’est pas à la hauteur des besoins. Lire la suite.
Mardi, 23 octobre 2018
Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous sommes amenés aujourd’hui à nous prononcer sur la proposition de loi du groupe Les Républicains, relative à l’orientation pour l’avenir de la santé dans le cadre de leur journée réservée. Ce débat est d’abord l’occasion, pour nous, de tirer la sonnette d’alarme face à un système de santé en souffrance. Le tour de France des hôpitaux que je mène depuis neuf mois, avec les parlementaires communistes, révèle, à chaque établissement visité, les mêmes constats et les mêmes attentes de la part des personnels soignants et non soignants. Avant tout, ils réclament des moyens pour soigner leurs patients dans de bonnes conditions. Ils revendiquent des embauches de personnels pour prendre en charge les personnes qui arrivent toujours plus nombreuses aux urgences et accueillir dignement les personnes âgées dans les EHPAD. Lire la suite.
Jeudi, 11 octobre 2018
Le Président de la République vient de communiquer les axes du plan santé tant attendu. Malgré 7 milliards de coupes budgétaires ces 10 dernières années et une réduction de l’offre de soins sur les territoires, Emmanuel Macron a osé affirmer que l’hôpital ne souffrait d’aucun problème de sous-financement. Ce déni de réalité est une nouvelle preuve de mépris pour un personnel qui exprime sa souffrance profonde depuis de longs mois. En refusant d’accorder des moyens supplémentaires à l’hôpital public, Emmanuel Macron refuse de répondre à l’état d’urgence dénoncé par des centaines de milliers de soignants et de patients à travers le pays. Comme à son habitude, Emmanuel Macron annonce une révolution mais refuse de sortir le carnet de chèque. Il a pourtant su agir dans l’urgence pour supprimer l’ISF au profit des grandes fortunes. Lire la suite.
Mardi, 18 septembre 2018
Madame la ministre de la santé, depuis le 10 janvier 2018, les parlementaires communistes parcourent la France pour aller à la rencontre des personnels hospitaliers. À chaque hôpital visité, nous faisons le même constat : personnels usés, services en sous-effectif, des lits supprimés, moyens financiers insuffisants… Depuis plusieurs mois, le monde de la santé ne cesse de vous alerter à propos cette situation critique, conséquence des derniers choix budgétaires, à l’exemple de l’hôpital Pierre-Janet, au Havre. Les urgences hospitalières ne sont que le triste reflet d’hôpitaux au bord de l’asphyxie. L’explosion du nombre de personnes et l’allongement des délais d’attente sont encore aggravés par la pénurie de médecins urgentistes. Lire la suite.
Mardi, 3 juillet 2018
Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur spécial, mes chers collègues, l’échec de la commission mixte paritaire vient de prouver que plusieurs dispositions de ce texte fourre-tout font en réalité les frais d’un désaccord profond sur certaines dispositions contenues dans cette loi. La nouvelle version de ce projet de loi sera toujours aussi difficile à appréhender tant que ce dernier continuera à être, pour l’essentiel, un texte de simplification des procédures administratives dans des domaines très, voire trop variés. M. le secrétaire d’État aux comptes publics, Olivier Dussopt, défend un projet de loi empreint d’une « vision positive et bienveillante du service public ». Le groupe GDR souhaiterait partager, dans les actes, cette même vision positive et bienveillante. Lire la suite.
Mardi, 26 juin 2018